Sujets et Priorités
Les priorités politiques et sujets qui me tiennent à cœur et pour lesquels je me bats pour un changement dès aujourd'hui plutôt que demain.
Une politique étrangère de l'Europe est inexistante. Au lieu d'une doctrine et d'une vision, les gouvernements des États membres et la Commission s'en focalisent à leurs objectifs nationaux, ce qui aboutit à une cacophonie à 27+1 et à une irrélevance géopolitique. Nous restons dépendants de tout, de la protection américaine aux terres rares chinoises. L'Union européenne a depuis longtemps dépassé le stade de une guardien de la paix à l'interen de l'UE : il est essentiel pour l'Europe de développer et de défendre une véritable politique étrangère qui garantisse la stabilité au-delà de nos frontières, assure l'indépendance géopolitique de l'UE et défende les valeurs et idéaux démocratiques qui nous sont chers. Il est temps d'avoir une politique étrangère européenne.
L'une des forces de l'Europe est la diversité de nos PME. Pourtant, la majorité des financements européens va aux grands acteurs nationaux (Airbus, Thales, etc.) qui produisent peu d'innovation. Nous avons besoin d'un changement de logiciel et d'un Small Business Act européen. Un tel acte devrait non seulement réserver une part des marchés publics aux PME, mais aussi garantir que la législation adoptée au niveau européen et national ne les désavantage pas, tout en trouvant un équilibre entre normalisation, ouverture et interopérabilité. Un act doit faciliter l'intégration économique européenne bien au-delà du “28e régime” (EU Inc), en allant vers l'intégration des marchés de capitaux et l'harmonisation de l'accès au marché et des exigences bureaucratiques. Nous avons besoin de définir le récit économique de l'UE de demain et utiliser la diversité de nos économies comme moteur de la compétitivité future de l'Europe.
Il y a déjà plus de 15 millions de citoyens européens mobiles qui vivent et travaillent dans un autre État membre que leur pays d'origine. Ils incarnent l'idée européenne de libre circulation et de citoyenneté européenne, mais ... ils soutiennent indirectement le nationalisme, car la plupart de leurs droits démocratiques restent prisonniers des barbelés de la frontière de leur pays d'origine. Les citoyens européens mobiles ne peuvent pas voter à toutes les élections dans leur pays de résidence et sont souvent exclus, ou n'ont guère d'incitation à voter dans leur pays d'origine. Nos démocraties ont besoin de ces votes. De plus, nous devrions orienter les droits de vote vers la citoyenneté plutôt que vers la nationalité en travaillant à un suffrage universel pour les citoyens européens.
Nous semblons vivre dans un « Wild West » numérique : la fraude en ligne touche aussi bien les jeunes que les personnes âgées et, compte tenu de la direction que prennent les États-Unis et de l'influence des réseaux sociaux sur tout – de la capacité d'attention de nos enfants aux élections démocratiques –, l'Europe doit se demander si nous pouvons nous permettre de rester des vassaux numériques. Nous n'avons pas besoin de réseaux sociaux européens mais il faut de la législation intelligente : de l'interopérabilité à la limitation de la portée des bots et de la fabrication artificielle d'opinions. Nous avons besoin de droits numériques pour nous protéger contre l'anarchie des collecteurs de données de l'IA. Et nous devons tenir les commerçants et les institutions financières responsables de ne pas signaler les transactions à haut risque de fraude (comme votre grand-père qui transfère 25 000 € au Ghana ou achète 1 000 € de cartes-cadeaux iTunes). Si des réglementations de concurrence permettent des monopoles et l'impunité, et que la seule réponse de nos gouvernements est d'introduire des mesures de surveillance orwelliennes comme le contrôle universel des conversations ou l'installation de portes dérobées, alors il est temps de redéfinir les droits et la protection numériques.