Et si on volait enfin le sujet préféré de l'extrême droite ?

Et si on volait enfin le sujet préféré de l'extrême droite ?
Voler des idées ? Pourquoi pas.

Blog post sur LinkedIn, 03/06/2025, de Sven Franck (in Deutsch, in english)

TL;DR - Chaque jour une nouvelle élection anticipée. Cette fois, Geert Wilders a fait exploser la coalition néerlandaise de (l'extrême-)droite en raison de son refus de soutenir son initiative « zéro asile ». En résumé, nous allons encore devoir supporter une campagne sur... devinez ? L'immigration. N'y a-t-il donc pas d'autres sujets urgents ?

En chiffres : 📊 Eurostat indique que 8,5 % de la population aux 🇳🇱 Pays-Bas est non nationale, dont la moitié provenant de pays hors UE. C’est 14,5 % en 🇩🇪 Allemagne et, en 🇵🇱 Pologne, où la présidence s'est également décidée sur la peur de l'immigration, c'est 1,2 %. On les soupçonne probablement aussi de manger des chiens polonais. Pendant ce temps, le taux de natalité aux Pays-Bas est de 1,4 enfant. Une population et une économie stables nécessitent 2,1, donc la vraie question devrait être : l'extrême-droite est-elle pour la « décroissance » ? Ou combien de richesse êtes-vous prêt à sacrifier pour zéro immigration ?

Vu le jeu des reproches entre États membres, la manière dont nous encombrons les bureaucraties avec le suivi, le traçage et le traitement de demandes redondants et en double au sein d'espace Schengen, et comment l'extrême-droite exploite le sujet au détriment de tout ce qui mérite vraiment qu'on en parle, je pense que l'UE devrait simplement proposer de décharger les États membres et de prendre le dossier en main. Parce que la subsidiarité.

Imaginons : protection des frontières extérieures, enregistrement central, une seule procédure, répartition entre États membres selon la demande réelle (!) avec un quota de solidarité si nécessaire. Pourquoi l'Italie devrait-elle le faire ? Plus de Dublin. L'Allemagne ? Elle a de toute façon besoin de 400 000 immigrants par an. Orban ? Pas besoin d'en accueillir (même si, la dernière fois que j'ai régardé, la Hongrie recrutait des travailleurs en Mongolie).

Imaginons plus : une fois le sujet devenu un non-sujet national, nous pourrions enfin avoir des élections centrées sur de vrais enjeux : l'économie du futur, oh tiens, le changement climatique est toujours là, le logement abordable, la transition numérique. De quoi remplir facilement un programme électoral et aboutir à plusieurs options positives parmi lesquelles choisir – aux 🇳🇱 Pays-Bas y compris Volt Nederland et Laurens Dassen. Tout cela rendu possible en donnant à l'Union européenne les moyens de faire ce pour quoi elle a été créée à l'origine. #jumpstartEU.